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«Ce film est davantage un appel à la raison et un acte politique qu'un documentaire sur la crise écologique. D'ailleurs, la «belle nature sauvage» est la grande absente...» Nicolas Hulot
On voit bien que toutes les crises - écologiques, économiques, alimentaires et climatiques - se combinent et qu'elles nous mènent droit vers une crise de l'humanité, voire humanitaire. Ce film veut inviter chacun à s'interroger sur le sens du progrès. On croit depuis trop longtemps que la planète est infinie, que la trace de l'homme est insignifiante, que le progrès est un processus linéaire, irréversible, que la science, la technologie et les institutions nous mettent à l'abri des menaces...
Tout cela est un immense malentendu. On a érigé un système qui court à sa perte car il fonctionne sur le principe d'une croissance exponentielle et de ressources infinies dans un monde qui, lui, ne s'étend pas... Quand on aura à gérer une addition de pénuries, notre «vernis de civilisation» risque alors de voler en éclats ! Pas besoin d'être un prix Nobel pour comprendre qu'on arrive au bout du processus.
Tout le monde va être concerné, notre génération, mais également nos enfants, ici et ailleurs. Cela nous arrangerait de pouvoir fermer les yeux... mais aujourd'hui, on ne peut tout simplement plus se le permettre. Alors effectivement, Nicolas Hulot n’a pas fait ce film pour être aimé, ou aimable, mais pour servir une cause, pour aider à la prise de conscience et accélérer le passage à l'acte...
Il va falloir aller puiser dans les utopies et faire en sorte que les utopies d'aujourd'hui deviennent les réalités de demain. Certains ont commencé à s'extraire du flux, à inventer des solutions innovantes, mais ils ne sont pas toujours audibles dans le bruit de fond médiatique.
Il est temps de comprendre que le chapitre 1 de l'humanité est clos, et que chacun peut participer à la création du chapitre 2 en apportant ses idées, ses solutions. Il y a des fractions de solutions en chacun d'entre nous. Nous voulons créer des passerelles, des convergences d'actions, rassembler les propositions. Le monde politique va être contraint de faire des propositions radicales plus compatibles avec les réalités énergétiques et environnementales de la planète, en respectant nos libertés démocratiques bien entendu. Il faudra faire preuve de volonté et de sens commun.
Chacun doit garder à l'esprit qu'il faut choisir entre le superflu et l'essentiel, trier dans ses besoins, et revendiquer la liberté du choix.
A travers le film, on ne veut pas donner l'impression que les solutions passent par des inventions technologiques ; on aura certes besoin du génie humain, mais les enjeux sont plus intimes, plus profonds, c'est à chacun de s'interroger sur ses responsabilités
Copenhague est sans doute le sommet international sur l'environnement le plus important depuis le Sommet de la Terre de Johannesburg en 2002. Cette réunion de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) doit en effet donner suite au Protocole de Kyoto, accord international qui a pour objectif de lutter contre le changement climatique.
Car malgré les efforts accomplis depuis l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto en 2005, les modifications du climat s'accélèrent, et les prévisions des scientifiques sont alarmantes. Nos émissions de gaz à effets de serre (GES), qui provoquent le réchauffement de la planète, sont plus importantes que prévu. Il est donc urgent de trouver un accord pour réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre, afin de se prémunir des impacts du réchauffement.
Mais, il y a des absences dans les discussions. L’éducation et la sensibilisation sont totalement absentes des débats. Pourtant, c’est là que se trouvent les solutions d’avenir.
Bernard CARTON - Président de l'asbl VOLON'TERRE.
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