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La Communauté germanophone peut-elle devenir une Région ?

La Communauté germanophone peut-elle devenir une Région ?

Analyse n°178 de Julien Milquet - mai 2013 Citoyenneté et Participation


Alors qu’elle est régulièrement oubliée dans l’imaginaire populaire, la Communauté germanophone, constitue cependant bien une Région linguistique à part entière. De même, l’Allemand, bien que peu répandu dans le pays, constitue l’une des trois langues officielles de la Belgique, au même titre que le Néerlandais ou le Français. Elle compte environ 75000 habitants réunis en 2 cantons et 9 communes1, elle exerce ses compétences de manière autonome sur les matières dites "personnalisables", sur l’équipement et sur la culture. Elle dispose également d’un Parlement et d’un Gouvernement communautaires situés à Eupen (lors des élections régionales, les cantons d’Eupen et de Saint-Vith font partie de l’arrondissement électoral de Verviers, et de celui de Liège pour le niveau fédéral). La Communauté germanophone possède, en outre, une représentation assurée au Sénat et au Parlement européen où une place est automatiquement réservée à cette communauté.

Bien qu’elle attire peu l’attention en général, la Communauté germanophone fait cependant parler d’elle lors des différentes réformes de l’État, principalement quand il est question de transferts de compétences. Depuis quelques années également, des voix se font entendre afin de réclamer une autonomie accrue des germanophones de Belgique, voire la création d’une quatrième Région à avec la Flandre, la Wallonie et Bruxelles. Dans ce cas de figure, la Région wallonne transférerait à cette nouvelle région les matières régionales, c’est-à-dire celles relatives à l’économie, l’urbanisme, au tourisme… Cependant, la question de la viabilité et de l’opportunité d’une région comptant moins de 100 000 habitants se pose.

Cette publication se posera donc la question de la création d’une nouvelle région englobant les deux cantons germanophones de Belgique. Pour ce faire, elle s’intéressera également à l’histoire des "cantons de l’Est" et de la Communauté germanophone, ainsi qu’aux aspects identitaires de cette population. Elle s’interrogera par la suite sur l’intérêt de la création de cette possible nouvelle Région ou d’une autonomie accrue de la Communauté germanophone existante.

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1 Il s’agit des cantons d’Eupen et de Saint-Vith. Le canton d’Eupen comprend les communes de La Calamine, Lontzen, Raeren et Eupen alors que celui de Saint-Vith comprend ceux de Butgenbach, Bullange, Amblève, Saint-Vith et Burg-Reuland.


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