Centre Permanent pour la Citoyenneté et la Participation
Accueil » Publications » Sur les rails d’une mobilité durable

Sur les rails d’une mobilité durable

Réflexion sur les possibles du rail belge

Analyse n°311 de Anne-Catherine Remacle - octobre 2017 Lieux de vie et Espace public


Mobilité et durabilité seraient-elles les variables d’une équation impossible ? À l’heure où la durabilité est au centre des réflexions – avec, notamment, les objectifs de développement durable des Nations Unies 1 – les enjeux du changement climatique qui pèse sur l’écosystème de la planète et sur notre futur ne peuvent plus être ignorés.

Parmi les différentes causes à la base de ce phénomène, la consommation mondiale d’énergie fossile figure en bonne place.2 Ces énergies fossiles sont majoritairement utilisées à des fins de mobilité, qu’il s’agisse du trajet en voiture jusqu’au lieu de travail ou du vol low cost pour partir en vacances. En plus d’avoir un impact négatif sur l’environnement, l’engorgement des routes dans les villes crée un climat nocif pour la santé des habitants. Les méfaits des particules fines à Bruxelles et en Wallonie sont aujourd’hui une réalité avec laquelle il faut compter 3, faisant de la mobilité un enjeu de santé publique. En conséquence, la question d’un changement de mobilité est plus que jamais à l’ordre du jour.

Dans une précédente publication, notre attention s’était portée sur le vélo comme médium de changement de mobilité, essentiellement pour les trajets de courte durée.4 Aujourd’hui, le train, comme transport public de personnes, doit être repensé dans une perspective durable. Les réseaux ferroviaires belge et européen sont vastes et constituent une solution de choix pour un changement de mobilité.

Lire la suite de la publication


1 « 17 objectifs pour transformer le monde », un.org, s. d.,[en ligne :] http://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/objectifs-de-developpement-durable/, consulté le 20 juillet 2017.
2 Il existe plusieurs causes au réchauffement climatique. Le plus couramment cité est l’utilisation d’énergie fossile mais le premier est plus généralement méconnu est l’élevage intensif de boeufs pour la consommation de viande mondiale. A. Stienne, « Le coût écologique de la viande bon marché », Le Monde diplomatique, août 2015, [en ligne :] https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/coutdelaviande.
3 « Pollution de l’air à Bruxelles : des pics “incroyables” », Rtbf.be, 16 juin 2017 [en ligne :] https://www.rtbf.be/info/societe/detail_pollution-de-l-air-a-bruxelles-des-pics-incroyables?id=9635483, consulté le 24 juillet 2017.
4 Pour davantage d’informations, consulter A.-C. Remacle, Tous à vélo. Si on changeait de mobilité ?, Bruxelles : CPCP, « Au Quotidien », 2016.


Sociologue spécialisée dans l’analyse des espaces de vie et urbain, Anne-Catherine Remacle oriente ses recherches sur les questions de développement durable/transition écologique et urbaines.

Dernières publications
5G - Entre polar 2.0 et inquiétude sanitaire de Axel Winkel

Le cyberharcèlement de Marine Streel

Commencer de zéro... en politique - ou comment l'incinération du plastique à usage unique a mis le feu aux poudres de Adeline de Wilde

Jeux d'argent en ligne - Faiblesses des politiques publiques face aux dérives du secteur de Marine Keresztes

Faut-il se méfier des algorithmes ? de Hélène de Wasseige


Troubles DYS - Entre difficultés scolaires et véritables atouts de Marine Goethals

« Spitzenkandidaten » - Quand l’Europe en perd son latin de Jérôme Vanstalle

D’une pensée coloniale à une pensée du colonial ? - La question de la restitution des œuvres africaines issues de la colonisation de Aurélie Duvivier

Le PSC et les élections européennes du 10 juin 1979 - Analyse d'une campagne mouvementée de Thomas Smets