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La précarité menstruelle

Où en est la Belgique ?

Analyse n°427 de Roxane Lejeune - avril 2021


Les "ragnagna", les "Anglais" ou encore les "coquelicots", peu importe la métaphore, les règles font partie de la vie d’une partie importante et non négligeable de la population. Les premières règles surviennent généralement autour des 13 ans, et se poursuivent jusqu’à la ménopause, qui apparaît autour de 51 ans. À raison d’un cycle moyen de 28 jours, une femme 1 aura donc ses règles pendant environ 38 ans et vivra jusqu’à 500 cycles au cours de sa vie. En Belgique, l’ensemble des femmes entre 13 et 51 ans correspond à environ 2,7 millions personnes, soit 23,5 % de la population belge inscrite au registre national. 2
Cependant, les protections hygiéniques (tampons, serviettes, coupe ou culottes menstruelles) coûtent de l’argent. Une femme paiera en moyenne entre 1 500 et 2 000 euros dans sa vie pour se "protéger". De plus, si on prend en compte les dépenses annexes (comme les antidouleurs et culottes tachées à remplacer, par exemple), ce coût augmentera sensiblement. Le journal Le Monde estime ainsi qu’une femme devra, en moyenne, dépenser 7,50 euros par cycle. 3

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1 Dans cette analyse, nous évoquerons principalement les femmes, mais les personnes non-binaires et les hommes trans peuvent également être concerné·e·s par les règles.
2 « Structure de la population », Statbel, 26 mai 2020, [en ligne :] https://statbel.fgov.be/fr/themes/population/structure-de-la-population, consulté le 17 mars 2021.
3 A.-A. Durand et G. Dagorn, « Combien les règles coûtent-elles dans la vie d’une femme ? », Le Monde, 2 juillet 2019, [en ligne :] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/07/02/precarite-menstruelle-combien-coutent-ses-regles-dans-la-vie-d-une-femme_5484140_4355770.html, consulté le 15 mars 2021. Notez qu’il s’agit d’une estimation et que ce coût peut évidemment être différent en fonction du flux, des périodes d’aménorrhée (grossesses, maladies, etc.), ou des protections choisies (une coupe menstruelle peut être lavée et employée plusieurs fois avant d’être jetée, contrairement aux serviettes hygiéniques et tampons qui sont changés et jetés plusieurs fois par jour).


Roxane Lejeune, stagiaire au CPCP depuis novembre 2020. Diplômée d’un master en Psychologie et aujourd’hui étudiante en master 2 en Sociologie à l’Université catholique de Louvain.

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