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Hausse des prix du gaz et de l’électricité 

Et si ce n’était que le début ? [1]


L’hiver est à nos portes et, avec lui, les baisses de températures saisonnières. Jusque-là rien d’exceptionnel. Sauf que cette année, l’hiver pourrait se révéler bien plus coûteux pour une bonne partie des ménages belges et, plus largement, des ménages européens. Les prix du gaz et de l’électricité ont, en effet, flambé. Entre janvier et octobre 2021, ceux-ci ont augmenté de 400% pour le gaz, de 150% pour l’électricité et de 100% pour le charbon.[2]

Les premiers concernés par cette hausse, qualifiée d’"historique" par la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG), sont les ménages qui disposent d’un contrat de gaz et d’électricité dit "variable". Et pour cause, si vous disposez d’un contrat variable, les prix de la molécule de gaz et du kilowattheure d’électricité sont indexés aux cours du marché. A l’inverse, dans le cas d’un contrat fixe, ces prix n’évoluent pas et restent définis par le contrat que vous avez signé chez votre fournisseur.[3] D’après les estimations de la CREG sur base des prix d’octobre 2021, la facture de gaz annuelle pour un ménage wallon disposant d’un contrat variable s’élèverait en moyenne à 2 639 euros. Pour l’électricité, la note serait de 1 306 euros.[4] Soit un total de 3 945 euros ! Or, en 2019, le salaire moyen d’un serveur ou d’un caissier à temps plein s’élevait à, environ, 2 400 euros bruts par mois (soit 1 782 euros nets pour une personne célibataire et 1 756 euros nets pour une personne mariée[5])[6]. Si les prix se maintenaient à de tels niveaux, la facture de gaz et d’électricité annuelle moyenne pour les ménages sous contrats variables en Wallonie pourrait donc représenter plus de deux fois le salaire mensuel des travailleurs à temps plein (!) les moins bien rémunérés du pays.

Quels filets de protection pour les plus précaires ?

En Belgique, certaines personnes en situation de précarité bénéficient du tarif social. Ce tarif "avantageux", calculé périodiquement par la CREG et identique chez tous les fournisseurs, permet aux personnes qui en bénéficient de payer moins cher leur facture de gaz et/ou d’électricité. Il s’agit d’un droit octroyé de façon automatique. Dans les grandes lignes, les conditions d’éligibilité au tarif social sont les suivantes : percevoir une allocation du CPAS, du SPF Sécurité Sociale Direction générale Personnes handicapées, une allocation régionale d’aide aux personnes âgées, une allocation régionale de soutien pour les enfants en incapacité physique, une allocation spécifique de la part du Service fédéral des Pensions ou encore être locataire d’un appartement social.[7]

Pour faire face à la hausse des prix, le gouvernement fédéral a étendu l’éligibilité du tarif social aux bénéficiaires de l’intervention majorée entre le 1er février et le 31 décembre 2021.[8] Il s’agit d’une mesure particulièrement importante puisque, d’après un rapport de la CREG, cette mesure permettra d’augmenter le nombre de bénéficiaire du tarif de social de 80 à 100% au troisième trimestre 2021 comparé au premier trimestre 2020. Cela signifie plus de 282 000 nouveaux bénéficiaires pour le gaz naturel et plus de 438 000 pour l’électricité. Avec cette extension temporaire du tarif social, 18% des ménages belges seraient couverts par celui-ci au troisième trimestre de 2021 (contre 8,5% au premier trimestre 2020). [9] Si cette hausse est impressionnante, elle démontre néanmoins qu’en dehors de cette extension ponctuelle, le tarif social est en réalité loin de protéger l’ensemble des ménages qui en ont besoin. Et pour cause, d’après la Fondation Roi Baudouin, en 2018, plus d’un ménage sur cinq était en situation de précarité énergétique en Belgique.[10] En outre, il convient de rappeler que certains droits sociaux sont très difficilement accessibles pour certaines catégories spécifiques et, notamment, les travailleurs sans papiers, "relégués sur le marché du logement informel, caractérisé par des conditions de logement précaires, surpeuplé et insalubre à des tarifs abusifs".[11]

Plus fondamentalement et tout comme pour les extensions temporaires de l’éligibilité à certaines allocations sociales lors des premiers confinements liés à la pandémie de COVID-19, l’extension rapide du tarif social démontre deux choses. Premièrement que les gouvernements sont parfaitement au courant de l’inadéquation de certaines mesures sociales en termes de besoins et de couverture réelle et deuxièmement, qu’il est possible d’y remédier rapidement lorsque la volonté politique y est.[12]

Enfin au niveau européen, d’autres États membres ont également pris des mesures visant à atténuer l’impact de cette hausse des prix. À titre d’exemple, l’Espagne a annoncé une baisse de plus de 50% de la TVA sur l’électricité, une baisse de l’impôt spécial sur l’électricité qui s’applique aux entreprises et aux citoyens ainsi qu’un mécanisme visant à limiter les bénéfices extraordinaires des fournisseurs d’électricité.[13] Il serait, par ailleurs, pertinent d’analyser la faisabilité de cette dernière mesure en Belgique. À titre d’exemple, l’entreprise EDF (qui détient, notamment, 63% de Luminus et 50% de la centrale n°1 de Tihange en Belgique[14]) a d’ores et déjà annoncé des bénéfices records pour 2022. L’État français qui est lui-même actionnaire majoritaire d’EDF, entend utiliser les dividendes que va lui verser l’entreprise pour limiter la hausse du prix de l’électricité en France à 4% en 2020.[15]

Quelles sont les causes ?

Une série d’évènements conjoncturels peuvent expliquer la hausse des prix du gaz et de l’électricité. Tout d’abord, la reprise économique post COVID, ou du moins, post confinement généralisé, a fait drastiquement augmenter la demande énergétique en Asie. Et qui dit hausse de la demande, dit hausse des prix. Les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) se dirigent donc en priorité vers les marchés où les prix sont les plus élevés, en l’occurrence, l’Asie. Avec pour conséquence, de l’autre côté du globe, une baisse des livraisons de GNL en Europe ce qui crée, à son tour, une pression à la hausse sur les prix au sein de l’Union européenne (UE).

Dans le même temps, le niveau des stocks de gaz européens est relativement faible à la veille de l’hiver. Les stocks disponibles pourraient, en effet, ne pas suffire pour répondre à la demande dans le cas d’un hiver froid. Une situation qui pousse la demande de gaz naturel à la hausse au sein des marchés européens pour rehausser les niveaux de stockage. Les raisons de ce faible niveau de stockage sont multiples. Parmi celles-ci, citons une reprise de la consommation de gaz naturel poussée, notamment, par une augmentation du prix de la tonne de CO2 sur les marchés européens. Le fait qu’il soit devenu plus cher pour les entreprises d’émettre du CO2 a rendu le charbon moins attractif pour la production d’électricité. Dans le même temps, l’Europe a connu des vagues de froid ponctuelles en janvier et février augmentant, encore un peu plus, la demande de gaz naturel.[16]

Par ailleurs, le prix du gaz naturel influence directement le prix de l’électricité. En effet, ce dernier est défini en fonction du coût de production par kilowattheure. Or, ces coûts de production dépendent, d’une part, de la matière première (c’est-à-dire du gaz, s’il s’agit d’une centrale à gaz) et des coûts liés aux permis d’émission de CO2 sur le marché européen. En Belgique, néanmoins, la forte disponibilité de l’énergie nucléaire limite la corrélation entre prix du gaz et prix de l’électricité sur les marchés à terme[17]. Ce n’est pas le cas partout. Ainsi, à titre d’exemple, les prix de l’électricité aux Pays-Bas sont, pour leur part, plus impactés par la hausse des prix du gaz puisque sa production d’électricité y est, en grande partie, liée.[18]

Nos sociétés mises à l’épreuve

Outre les quelques éléments conjoncturels que nous venons d’évoquer, la hausse des prix du gaz et de l’électricité sont également — et surtout — le symptôme d’un mal plus profond. Il s’agit de l’impossibilité d’appréhender la finitude des ressources dans le cadre d’une société visant la croissance perpétuelle.

Tout d’abord, au niveau du gaz naturel, les ressources européennes se tarissent. La production de gaz en mer du Nord semble avoir dépassé son pic aux alentours de 2004 et les gisements norvégiens, eux aussi bientôt en déclin, n’ont pas compensé les gisements hollandais et britanniques. Or au sein de l’UE, les plans de transition énergétique nationaux se traduisent, notamment, par une sortie du charbon et/ou du nucléaire ainsi que par une augmentation des énergies renouvelables dans les mix énergétiques.[19] Cela pousse donc la demande de gaz à la hausse au sein l’UE. En effet, tel que l’illustre l’actuelle polémique sur l’ouverture de nouvelles centrales à gaz en Belgique, cette énergie fossile peut apparaître comme une solution pour compenser l’intermittence des énergies renouvelables. [20]

Or, conjuguer augmentation de la demande et baisse de la production intérieure pose évidemment de sérieux problèmes qu’ils soient d’ordres pratique, économique ou géopolitique. L’UE se retrouve, en effet, de plus en plus acculée dans une situation de dépendance à l’égard des pays tiers pour son approvisionnement. Et cette dépendance vis-à-vis, notamment, de la Russie et des États-Unis (pour le GNL) rend l’Europe particulièrement vulnérable.[21] D’autant plus qu’il est très probable que ses fournisseurs ne se privent pas d’utiliser les promesses d’approvisionnement comme levier afin de faire avancer leurs agendas géostratégiques respectifs.[22]

Par de-là le tarissement des gisements de gaz exploités au sein de l’UE, une autre ombre se dessine au tableau : le déclin annoncé de la disponibilité du pétrole. Transport, industrie, construction, agriculture… Cette ressource est fondamentale pour le fonctionnement de nos sociétés. En Wallonie, les produits pétroliers sont de loin le principal vecteur de consommation finale d’énergie (en ce compris les usages non énergétiques). En 2018, leur part en tant que vecteur de consommation d’énergie finale s’élevait à 45%, devant le gaz naturel (22%).[23] Il s’agit donc de garder cela en tête lorsqu’un cadre bien informé de l’entreprise pétrolière Total annonce que le monde fera face à un déficit de barils équivalent à 10% de la demande mondiale aux alentours de 2025.[24] Le risque est bien réel, pour l’UE — qui dépend totalement de l’étranger pour son approvisionnement — de manquer de pétrole dans les prochaines années. Et pour cause, un rapport publié en mai 2021 par le think tank Shift Project soulignait "l’amorce du déclin irréversible [de la production pétrolière] à partir des années 2030"[25].

La récente hausse des prix du gaz et de l’électricité en Belgique s’inscrit donc une tendance à long terme. Celle de la transition énergétique, tout d’abord, qui implique une révision profonde de nos modèles d’approvisionnement notamment due à une électrification massive de nos économies (la volonté de généraliser les voitures électriques en est un exemple éclairant). Mais cette hausse des prix nous rappelle également que notre dépendance aux énergies fossiles se heurtera inévitablement aux contraintes liées à leur finitude. Le déclin probable de la production pétrolière au cours de la prochaine décennie va profondément bouleverser nos sociétés. Le mouvement des gilets jaunes, né en réaction à une hausse des taxes sur les carburants, nous a offert un aperçu du malaise social que cela pourrait générer. Dans ce cadre, il apparait urgent de développer des nouveaux filets de protection sociaux pour éviter que les difficultés d’approvisionnement énergétique à venir (et la possible flambée des prix de l’énergie et de biens de consommation qui leur sera liée) ne se répercute sur les plus précaires. Ce qu’il se passe actuellement sur les marchés européens du gaz et de l’électricité nous rappelle que nos modes de production et de consommation sont incompatibles avec les réalités physiques, géologiques — et bien entendu climatiques — du XXIe siècle. Repousser à demain la construction d’un autre modèle de société, fondé sur la sobriété, relève en ce sens de l’irresponsabilité politique.


[1] Cet article a été rédigé sur base des diverses sources disponibles au 13 décembre 2021. Les prix du gaz et de l’électricité étant caractérisés par une forte volatilité (car dépendants de très nombreux facteurs géopolitiques, pragmatiques et technologiques), les chiffres avancés sont bien entendu sujet à caution. L’auteur n’a pas été en mesure prendre connaissance du contenu du rapport sur la sortie du nucléaire que la Ministre fédérale de l’énergie Tinne Van der Straeten a présenté au kern vendredi 3 décembre 2021. Ce rapport n’avait, en effet, pas encore été rendu public lors de la publication de cet article.

[2] Orange M., "L’Europe dans le déni de la gravité de la crise énergétique", Mediapart.fr, 11 octobre 2021, [en ligne :] https://www.mediapart.fr/journal/international/101021/l-europe-dans-le-deni-de-la-gravite-de-la-crise-energetique?onglet=full, consulté le 23 novembre 2021.

[3] La part des ménages disposant d’un contrat fixe pour le gaz et l’électricité s’élève à environ 60% (Lecho.be, op. cit.)

Étude relative à la hausse des prix de l’électricité et du gaz en Belgique, Bruxelles : CREG, 24 septembre 2021, (F)2289, 92 p., [en ligne :] https://www.creg.be/fr/publications/etude-f2289, consulté le 24 novembre 2021.

[4] "La facture moyenne de gaz frôle les 2 500 euros par an", Lecho.be, 25 octobre 2021, [en ligne :] https://www.lecho.be/economie-politique/belgique/economie/la-facture-moyenne-de-gaz-frole-les-2-500-euros-par-an/10341518.html, consulté le 13 décembre 2021.

[5] Calcul réalisé le 24 novembre 2021 via la plateforme Securex.eu : https://hrcalculations.securex.eu/index.html

[6] "Salaires mensuels bruts moyens", Statbel.fgov.be, 28 septembre 2021, [en ligne :] https://statbel.fgov.be/fr/themes/emploi-formation/salaires-et-cout-de-la-main-doeuvre/salaires-mensuels-bruts-moyens, consulté le 24 novembre 2021.

[7] Pour aller plus loin, voir : "Tarif social pour l’électricité et/ou le gaz naturel", Economie.fgov.be, dernière mise à jour le 6 septembre 2021, [en ligne :] https://economie.fgov.be/fr/themes/energie/prix-de-lenergie/tarif-social/tarif-social-pour-lelectricite, consulté le 24 novembre 2021.

[8] "Tarif social pour l’électricité et le gaz naturel pour les personnes bénéficiant d’une intervention majorée", Economie.fgov.be, dernière mise à jour le 25 mai 2021, [en ligne :] https://economie.fgov.be/fr/themes/energie/prix-de-lenergie/tarif-social/electricite-etou-gaz-naturel/tarif-social-pour-lelectricite, consulté le 24 novembre 2021.

L’intervention majorée est un droit destiné aux personnes en situation de précarité qui permet, notamment, un meilleur remboursement des soins de santé, voir : https://www.caami-hziv.fgov.be/fr/lintervention-major%C3%A9e

[9] Troisième rapport de monitoring concernant l'extension de l’application des tarifs sociaux électricité et gaz naturel aux bénéficiaires de l’intervention majorée, Bruxelles : CREG, 10 novembre 2021 ; 11 p., [en ligne :] https://www.creg.be/fr/publications/rapport-ra2301

[10] Il s’agit "d’une situation dans laquelle une personne ou un ménage rencontre des difficultés particulières dans son logement à satisfaire ses besoins élémentaires en énergie", voir :  https://www.kbs-frb.be/fr/barometres-de-la-precarite-energetique-et-hydrique

[11] Geddie E., Schmidt-Hiber E., Keith L. et LeVoy M., Logement et sans-abrisme des migrants sans papiers en Europe : Développement de stratégies et de bonnes pratiques visant à garantir l’accès au logement et à l’hébergement, Bruxelles : PICUM, 2012, 24 p.

[12] Pour aller plus loin , voir : Spasova S.; Ghailani D., Sabato S., Coster S., Fronteddu B et Vanhercke B., Non-standard Workers and the Self-employed in the EU: Social Protection During the Covid-19 Pandemic, Bruxelles : ETUI, Research Paper, Rapport 2021.02, 11 mars 2021, 51 p., [en ligne :] https://ssrn.com/abstract=3802372, consulté le 24 novembre 2021.

[13] Guyot M., "Hausse des prix du gaz et de l’électricité : qu’ont fait nos voisins européens pour limiter la facture ?", Rtbf.be, 22 octobre 2021, [en ligne :] https://www.rtbf.be/info/monde/europe/detail_hausse-des-prix-du-gaz-et-de-l-electricite-qu-ont-fait-nos-voisins-europeens-pour-limiter-la-facture?id=10865420, consulté le 24 novembre 2021.

"Espagne : nouvelle séries de mesures contre la hausse du prix de l’électricité", Lefigaro.fr, 14 septembre 2021, [en ligne :] https://www.lefigaro.fr/flash-eco/espagne-nouvelle-serie-de-mesures-contre-la-hausse-des-prix-de-l-electricite-20210914, consulté le 24 novembre 2021.

[14] Voir : https://belgique.edf.com/edf-en-belgique/nos-activites

[15] "Hausse des prix de l’électricité : ces bénéfices records que va engranger EDF en 2020", Ladepeche.fr, 1er octobre 2021, [en ligne :] https://www.ladepeche.fr/2021/10/01/hausse-des-prix-de-lelectricite-ces-benefices-records-que-va-engranger-edf-en-2022-9825415.php, consulté le 24 novembre 2021.

[16] CREG, septembre 2021, op. cit.

[17] Les marchés à terme sont des marchés où les prix sont fixés avant l’achat effectif de devises, de titres ou de produits financiers. Ce type de marché est censé protéger le spéculateur d’une éventuelle perte financière due à une hausse des cours (Capital.fr).

[18] CREG, septembre 2021, op. cit.

[19] Auzanneau M., " Métaux critiques, charbon, gaz, pétrole : nous entrons dans les récifs", LeMonde.fr, 12 octobre 2021, [en ligne :] https://www.lemonde.fr/blog/petrole/2021/10/12/metaux-critiques-charbon-gaz-petrole-nous-entrons-dans-les-recifs/?fbclid=IwAR0e3UVy-5OQKic5uQx6a8g95kXqRwa0pQfL6-a5Xf-aPgfu56w9UISBRjE, consulté le 24 novembre 2021.

[20]"La ministre flamande Zuhal Demir (N-VA) refuse d’accorder un permis pour une centrale à gaz à Vilvorde", Rtbf.be, 9 novembre 2021, [en ligne :] https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_la-ministre-flamande-zuhal-demir-n-va-refuse-d-accorder-un-permis-pour-une-centrale-a-gaz-a-vilvorde?id=10876056, consulté le 24 novembre 2021.

[21] Auzanneau M., "Métaux critiques, charbon, gaz, pétrole : nous entrons dans les récifs", LeMonde.fr, 12 octobre 2021, [en ligne :] https://www.lemonde.fr/blog/petrole/2021/10/12/metaux-critiques-charbon-gaz-petrole-nous-entrons-dans-les-recifs/?fbclid=IwAR0e3UVy-5OQKic5uQx6a8g95kXqRwa0pQfL6-a5Xf-aPgfu56w9UISBRjE, consulté le 24 novembre 2021.

[22] Voir par exemple : "Like it or not, with Nord Stream 2, Putin has a foot on the gas Europe badly needs", Theguardian.com, 10 octobre 2021, [en ligne :] https://www.theguardian.com/business/2021/oct/10/like-it-or-not-with-nord-stream-2-putin-has-a-foot-on-the-gas-europe-badly-needs, consulté le 24 novembre 2021.

Gaillard B., "La dépendance énergétique dans l’Union européenne", Touteleurope.eu, 14 avril 2021, [en ligne :] https://www.touteleurope.eu/environnement/la-dependance-energetique-europeenne/

[23] "Consommation d’énergie par secteur / vecteur", Iweps.be, s.d., [en ligne :] https://www.iweps.be/indicateur-statistique/consommation-denergie-secteur-vecteur/

[24] Auzanneau, op. cit.

[25] Rech O. et Duterne H., "Approvisionnement pétrolier futur de l’Union européenne : état des réserves et perspectives de production des principaux pays fournisseurs", The Shift Project, 27 mai 2021, rapport répondant à une consultation du Ministère des Armées, 181 p., [en ligne :] https://theshiftproject.org/article/nouveau-rapport-approvisionnement-petrolier-europe/

Un article de Boris Fronteddu, chargé de recherche en Consommation durable - fronteddu@cpcp.be