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Faire démocratie autrement

Une publication d'Olivier Lanotte pour le pôle Participation Citoyenne

Publié le


Sale temps pour la démocratie

« La démocratie ne va pas de soi — rappelait l’écrivain Paul Auster dans son Léviathan — il faut se battre pour elle chaque jour, sinon nous risquons de la perdre. »[1]

En ces « temps désécurisés » que nous vivons, cette affirmation résonne avec une force singulière. Partout dans le monde, les signes d’un affaiblissement de la démocratie se multiplient : montée des populismes et des extrêmes identitaires, durcissement des discours et résurgence de tentations autoritaires, fragmentation des sociétés en groupes de plus en plus cloisonnés. À cette recomposition du paysage politique s’ajoutent un rejet croissant de la politique traditionnelle et des institutions, un affaiblissement progressif des contre‑pouvoirs, ainsi qu’un recul lent mais progressif de la participation électorale[2]. Autant de symptômes d’un malaise diffus, mais bien réel. Loin d’être un acquis immuable, la démocratie apparaît désormais comme un équilibre fragile, exposé aux chocs politiques, économiques et sociaux.

Les données internationales confirment l’ampleur de cet « étiolement démocratique »[3]. Selon le rapport sur la démocratie 2024 de l’institut V‑De, les standards démocratiques auxquels est exposée la population mondiale sont revenus à un niveau comparable à celui du milieu des années 1980. En 2023, près de trois quarts de la population mondiale vivaient dans des régimes qualifiés d’autoritaire ou d’autocratique, au sens large, tandis qu’une minorité seulement résidaient dans une démocratie pleinement fonctionnelle[4]. Cette tendance — amorcée au début des années 2000 — est confirmée par l’Indice de la démocratie 2023 de l’Economist Intelligence Unit, qui enregistre son niveau global le plus bas depuis sa création en 2006, avec moins de 8 % de la population mondiale vivant aujourd’hui dans une « pleine démocratie »[5].

Signe supplémentaire de la gravité de la situation, même l’Europe occidentale, longtemps considérée comme un bastion démocratique, n’est plus épargnée : affaiblissement de l’état de droit et remise en cause de l’indépendance de la justice dans certains pays (comme la Hongrie ou la Pologne), tensions autour de la liberté de la presse et du pluralisme médiatique (notamment en Italie ou en Grèce), restrictions accrues du droit de manifester et durcissement des législations sécuritaires (en France ou au Royaume‑Uni), sans oublier la progression électorale de forces populistes ou autoritaires dans de nombreuses démocraties européennes (France, Pays‑Bas, Suède, Allemagne…). Autant d’évolutions qui témoignent d’une érosion démocratique diffuse, y compris au cœur des régimes historiquement les plus stabilisés.

Bien que toujours considérée comme une démocratie stable, la Belgique s’inscrit elle aussi dans ce paysage de plus en plus trouble. En 2023, à peine 35,8 % des Belges déclaraient faire confiance au parlement, aux partis politiques et aux responsables politiques, un niveau structurellement inférieur à celui observé dans plusieurs pays voisins[6]. Tant et si bien que le vote obligatoire ne suffit plus aujourd’hui à masquer une crise de la démocratie représentative marquée par le désintérêt et la défiance, la progression de l’abstention électorale et du vote blanc ou nul, et un rapport de plus en plus distendu entre gouvernants et gouvernés. En Wallonie comme ailleurs, une partie croissante de la population exprime un sentiment de déconnexion à l’égard des lieux de décision, perçus comme éloignés des réalités vécues et peu attentifs aux préoccupations quotidiennes[7].


Une crise des promesses démocratiques

Pour nombre de chercheur·se·s, la crise actuelle tient moins à un rejet de la démocratie qu’à l’épuisement de certaines de ses promesses fondatrices. Pour Colin Crouch, nous serions entrés dans une phase de « post‑démocratie », où les formes démocratiques subsistent mais où le pouvoir réel échappe de plus en plus aux citoyen·ne·s. Pierre Rosanvallon évoque, lui, une « contre‑démocratie » marquée par la défiance, la surveillance et la contestation, en lieu et place de la participation effective.

À cette crise politique s’ajoute une crise socio-économique profonde et durable, marquée par un accroissement des inégalités, la précarisation des parcours professionnels et la peur du déclassement. Comme l’ont montré Thomas Piketty ou Wolfgang Streeck, ces dynamiques finissent par produire des inégalités politiques, sapant de l’intérieur l’illusion d’une égalité démocratique[8]. Bill Emmott abonde dans ce sens : le problème n’est pas seulement la montée des inégalités en tant que telle, mais le fait qu’elle s’accompagne d’une « subversion du principe un·e citoyen·ne, une voix ». Lorsque certains groupes peuvent durablement échapper aux règles communes et influencer les décisions publiques à leur avantage grâce à un accès privilégié au pouvoir, « le droit égal à devenir inégal » — à réussir, échouer, s’enrichir ou non — recule. La démocratie cesse alors d’être un cadre équitable de compétition électorale et de délibération collective pour devenir un système où l’accès à l’influence est profondément inégal[9].

Lorsque l’inégalité économique se traduit par une inégalité d’influence politique, la règle majoritaire n’apparaît plus comme juste. C’est cette dérive que Benjamin Franklin pointait déjà il y a plus de deux siècles en évoquant « deux loups et un agneau votant ce qu’il y aura à dîner » : l’image d’une démocratie formelle, où l’égalité des voix ne protège plus les plus vulnérables. C’est cette démocratie‑là que de plus en plus de citoyennes et citoyens rejettent aujourd’hui, non par hostilité aux principes démocratiques, mais parce qu’elle ne parvient plus à tenir ses promesses d’égalité, de justice et d’ouverture.


 

“Une démocratie ne vaut et ne dure que si elle sait refondre constamment dans la communauté nationale l'individualisme qu'elle fait naître.” — Jacques de Lacretelle

Une crise du compromis et une crise d’efficacité de la démocratie

Cette crise de la démocratie représentative est d’autant plus inquiétante qu’elle ne se manifeste pas seulement par de la défiance : elle produit des blocages politiques tangibles, visibles à tous les niveaux de gouvernance. À l’échelle internationale, les grandes négociations climatiques peinent à déboucher sur des engagements réellement contraignants, minées par des intérêts divergents et des rapports de force asymétriques. Au niveau européen, la mise en œuvre du Green Deal se heurte à des résistances croissantes — oppositions nationales, arbitrages budgétaires, contestations sociales — qui ralentissent l’adoption ou l’application de mesures pourtant jugées urgentes.

Comme l’ont souligné nombre d’observateurs, cette paralysie est largement alimentée par une polarisation croissante de la société, laquelle transforme progressivement le débat démocratique en affrontement permanent. Dès lors « que les adversaires politiques deviennent des ennemis irréconciliables [ne] reconnaiss[a]nt pas la légitimité de l’autre », dès lors que les camps se définissent avant tout par ce à quoi ils s’opposent, la recherche de solutions communes devient secondaire, voire impossible[10]. Dans ce contexte, chaque décision est perçue comme une victoire ou une défaite symbolique, et non comme une réponse collective à des problèmes partagés. La politique cesse alors d’être un « art du compromis » pour devenir un champ de bataille idéologique, où l’inaction apparaît parfois moins risquée que l’accord[11].

Cette dynamique de blocage se retrouve un peu partout, y compris en Belgique, où les politiques liées à la transition énergétique ou à la mobilité sont régulièrement freinées par la complexité institutionnelle et les clivages entre niveaux de pouvoir. Ces tensions nourrissent retards, compromis a minima et sentiment d’inefficacité publique. La crise politique bruxelloise consécutive aux élections régionales de juin 2024, marquée par de longues difficultés à former un gouvernement, a encore accentué cette impression de paralysie. Or, ces blocages interviennent précisément au moment où des réponses collectives rapides et ambitieuses sont nécessaires. L’incapacité à décider devient alors elle‑même un facteur aggravant de la crise démocratique, alimentant le sentiment que les institutions ne sont plus en mesure de faire face aux défis contemporains[12].

Ces dérives illustrent combien la fragmentation politique fragilise durablement la capacité des démocraties à agir face à des défis complexes et systémiques, tels que la crise climatique ou la montée des inégalités sociales[13]. Selon Jacques de Lacretelle, « une démocratie ne vaut et ne dure que si elle sait refondre constamment dans la communauté nationale l’individualisme qu’elle fait naître ». Cette exigence est aujourd’hui de plus en plus difficile à satisfaire tant la polarisation de la société empêche toute recherche de compromis durables.

“Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique.” — Platon

Derrière la crise, une exigence accrue de démocratie

Malgré l’ampleur de la défiance et des blocages observés, cette crise de la démocratie libérale et représentative ne saurait être interprétée comme un rejet de la démocratie en tant que principe. L’attachement aux valeurs démocratiques demeure largement partagé. Comme le montre l’Enquête sociale européenne de 2020‑2022, la démocratie reste pour une large majorité des Belges le meilleur régime politique possible — ou à tout le moins, « le moins mauvais ». En réalité, la contestation porte moins sur l’idéal démocratique que sur le fonctionnement concret d’une démocratie représentative perçue comme trop verticale et peu ouverte à la participation citoyenne, nourrissant un sentiment d’impuissance et l’impression d’être cantonné au rôle de spectateur entre deux échéances électorales[14].

Frédéric Gonthier, professeur de sciences politiques à Science Po Grenoble, va dans le même sens : les citoyen·ne·s « ne se détournent pas de la démocratie, ils en attendent davantage »[15]. Ils souhaitent que leur expérience, leur connaissance du terrain et leur capacité de jugement soient reconnues et intégrées plus en amont dans les processus de décision. Autrement dit, ils ne demandent pas « moins de démocratie », mais une démocratie plus continue et plus délibérative, où le dialogue ne se limite pas au moment électoral et où les décisions sont réellement discutées, expliquées et construites collectivement.

"Une démocratie, c'est d'abord ça : une façon de vivre où les gens osent se communiquer les choses importantes, toutes les choses importantes, où ils se sentent le droit de parler comme des adultes, et non comme des enfants dissimulés." — Jules Romain

Cette exigence n’est ni nouvelle, ni irréaliste. Platon soulignait déjà que l’on ne peut prétendre connaître réellement le peuple sans savoir « écouter sa musique ». Bien plus tard, Marc Bloch rappelait qu’une démocratie vivante suppose que l’on fasse confiance aux citoyen·ne·s et qu’on les « mette dans la confidence »[16]. Ces intuitions reposent sur une même conviction : la démocratie gagne en robustesse lorsqu’elle reconnaît l’intelligence collective de celles et ceux qui la composent.

Derrière la défiance actuelle, c’est donc moins un déclin démocratique qu’une volonté de transformation qui s’exprime. La démocratie n’est pas un modèle figé : elle est une promesse toujours « à venir », par nature inachevée et perfectible[17]. Mais lorsque les institutions peinent à se renouveler, cette attente peut se retourner contre elles. L’avertissement de Bertolt Brecht conserve ici toute sa portée : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, mais son évolution en temps de crise ».

C’est dans cet espace — entre désenchantement démocratique et exigence de participation réelle — que s’inscrit aujourd’hui le recours croissant à la participation citoyenne : non comme un rejet de la représentation, mais comme la tentative de faire évoluer la démocratie, de la compléter et de l’ouvrir afin de renouer la confiance et d’améliorer concrètement les pratiques de gouvernance.

Réapprendre à faire démocratie ensemble

Le recours croissant à la participation citoyenne ne relève ainsi ni d’un effet de mode ni d’un simple palliatif institutionnel. Il traduit, plus fondamentalement, une tentative de réponse à l’écart grandissant entre les attentes des citoyen·ne·s et le fonctionnement concret de la démocratie représentative. Impliquer davantage les citoyen·ne·s dans les décisions publiques ne vise pas seulement à restaurer la confiance ; cela contribue aussi à améliorer la qualité des décisions politiques, à les rendre plus robustes, plus informées et davantage en prise avec les réalités vécues.

La participation citoyenne ne constitue toutefois pas une alternative à la démocratie représentative. Elle n’a pas vocation à se substituer au moment électoral ni aux mécanismes de responsabilité politique qui en découlent. Elle en est plutôt le complément nécessaire. En ouvrant des espaces de dialogue, de délibération et de co‑construction, elle permet d’éclairer les choix publics, d’en expliciter les arbitrages et d’en renforcer la légitimité. Là où la représentation tend à concentrer la décision, la participation peut en enrichir les fondements.

C’est à l’échelon local que cette complémentarité se déploie avec le plus de pertinence. La proximité des enjeux permet d’incarner les problèmes, de les rendre concrets et compréhensibles. Elle facilite une implication réelle de la population, en créant des espaces où les habitant·e·s se rencontrent, se parlent et confrontent leurs points de vue. Ce dialogue de proximité favorise une meilleure acceptation de la diversité des expériences et des opinions, tout en rendant plus naturelle la recherche de compromis — non comme une concession subie, mais comme une construction collective[18]. Le local constitue ainsi un laboratoire privilégié de renouvellement démocratique, à condition que les démarches mises en œuvre soient réelles, inclusives et suivies d’effets tangibles.

Si les initiatives de participation citoyenne se multiplient un peu partout sur nos territoires — budgets participatifs, consultations, jurys citoyens, dispositifs d’interpellation… — force est de constater que leur qualité est parfois très inégale. Mal conçues ou sans impact tangible sur la décision, certaines démarches risquent d’alimenter frustration et défiance, donnant lieu à un participation washing qui affaiblit, plutôt qu’il ne renforce, la démocratie.

D’où l’importance de disposer d’outils permettant d’évaluer ces pratiques, d’en identifier les limites et d’en améliorer les conditions de mise en œuvre.

Le DémoMètre, un outil pour évaluer et améliorer ensemble la démocratie locale

C’est précisément l’ambition d’outils comme le DémoMètre, qui ramènent la démocratie à son échelle la plus essentielle : celle du territoire et de la proximité. En objectivant la qualité des pratiques démocratiques locales et en donnant une place centrale à la parole des habitant·e·s, ils contribuent à recréer des espaces où le débat retrouve sa substance et où la décision redevient intelligible et partageable.

“L’ennemi peut aussi faire partie de la fraternité.” — Erri De Luca

La vitalité démocratique ne se mesure pas au nombre de décisions imposées par une majorité à une opposition, mais à la capacité de ces décisions à rallier, au fil de la délibération, des citoyens de tous horizons. Une démocratie qui se contente de vaincre accentue les fractures ; une démocratie qui sait convaincre transforme l’adversaire en partenaire possible. En ce sens, la participation citoyenne ne vise pas seulement à mieux décider, mais à réhumaniser le débat démocratique, en faisant place à l’écoute, à la reconnaissance mutuelle et à cette forme de fraternité civique sans laquelle aucune décision collective durable n’est possible.

C’est à cette ambition que le projet DémoMètre‑Belgique entend contribuer : celle d’une démocratie plus vivante, plus exigeante et plus profondément ancrée dans le réel. Car comme le dit Erri De Luca, l’autre, l’adversaire « peut [lui] aussi faire partie de la fraternité »[19].


[1]     P. Auster, Leviathan, Arles : Actes Sud, 1993.

[2]     L'abstention électorale en Belgique, historiquement très faible en raison du vote obligatoire instauré en 1893, connaît une augmentation progressive depuis vingt ans. Les élections de juin 2024 ont marqué un record historique, avec plus de 1,05 million d'abstentionnistes — ils étaient 690.000 en 2007 —, soit 12,6 % des inscrits, faisant de ces derniers une force politique majeure. Si l’on tient compte des votes blancs et nuls (environ 5-6 % des votants), le taux de non-participation atteint 17 % dans certaines zones urbaines. W. Bourton, « Élections 2024 : un record historique d’abstention », Le Soir, 10 juin 2024, [en ligne :] Elections 2024 : un record historique d’abstention - Le Soir ; G. Pion, « L'abstentionnisme électoral en Belgique : données individuelles et agrégées à Charleroi », L’Espace Politique, 14, 2011-2, [En ligne :] https://doi.org/10.4000/espacepolitique.2025.

[3]    Pour reprendre l’expression de W. Heitmeyer, « Les tentations autoritaires », Goethe Institut Belgique, s. d., [en ligne :] « Les tentations autoritaires » : entretien avec Wilhelm Heitmeyer - Goethe-Institut Belgique

[4]    Democracy Report 2024: Democracy Winning and Losing at the Ballot, Göteborg : University of Gothenburg, V‑Dem Institute, March 2024.

[5]    Democracy Index 2023: Age of Conflict, London : Economist Intelligence Unit, The Economist Group, February 2024.

[6]   « Confiance dans les institutions (i81) », indicators.be, 31 octobre 2025, [en ligne :] indicators.be - Confiance dans les institutions (i81)

[7]    En 2023, à peine 23 % de la population wallonne se disait ainsi “plutôt” ou “très” satisfaite de la démocratie en Wallonie, contre 39 % se disant “plutôt pas” ou “pas du tout” satisfaits. Baromètre social de la Wallonie, Namur : IWEPS, « Regards statistiques », n°11, 2024.

[8]   Comme l’a montré Thomas Piketty, l’accroissement des inégalités économiques tend à produire des inégalités politiques durables, sapant de l’intérieur l’égalité démocratique. Th. Picketty, Le Capital au XXIe siècle, Paris : Seuil, 2013. Pour Wolfgang Streeck, la crise actuelle des démocraties tient en grande partie à la tension croissante entre exigences démocratiques et contraintes du capitalisme contemporain, qui réduit la capacité réelle des citoyen·ne·s à peser sur les choix économiques. W. Streeck, Du temps acheté. La crise sans cesse ajournée du capitalisme démocratique, Paris : Gallimard, 2014.

[9]    B. Emott, cité par J.-M. Pottier, « La Crise de nos démocraties est partie pour durer », Slate, 17 juillet 2017, [en ligne :] La crise de nos démocraties est partie pour durer | Slate.fr

[10]     M. Naím, « Populisme, polarisation et post-vérité, un cocktail explosif », Slate, 24 février 2020, [en ligne :] Populisme, polarisation et post-vérité, un cocktail explosif | Slate.fr.

[11]     M. Naím, « Ce qui se passe en politique et en environnement n'est pas normal », Slate, 13 octobre 2024, [en ligne :] Ce qui se passe en politique et en environnement n'est pas normal | Slate.fr.

[12]   S. Poucet, « Notre démocratie est-elle en crise ? C’est une crise d’efficacité” selon Vincent de Coorebyter », Podcast, Bruxelles, RTBF, 2 septembre 2025.

[13]     V. de Coorebyter, « La crise du système démocratique », La Revue nouvelle, septembre 2014, [en ligne :] La crise du système démocratique - La Revue Nouvelle.

[14]    European Social Survey, Round 10 (2020–2022) – module Understandings and Evaluations of Democracy, 11 mai 2023, [en ligne :] https://www.europeansocialsurvey.org/news/article/new-round-10-data-release New Round 10 data release | European Social Survey.

[15]    F. Gonthier, « Les Français ne se détournent pas de la démocratie, ils en attendent davantage », The Conversation, 28 janvier 2026, [en ligne :] Les Français ne se détournent pas de la démocratie, ils en attendent davantage. Lire par ailleurs F. Rachline, « Notre démocratie représentative ne l’est plus assez », Slate, 2 mars 2016, [en ligne :] Notre démocratie représentative ne l’est plus assez | Slate.fr.

[16]     M. Bloch, L'étrange défaite, Paris : franc-Tireur, 1946.

[17]     Jacques Derrida définissait ainsi la démocratie non pas comme un état stable, mais comme un processus inachevé : « L’historicité, la perfectibilité infinie, le lien originaire à une promesse font de toute démocratie une chose à venir. » J. Derrida, « Autrui est secret parce qu'il est autre. Propos recueillis par Antoine Spire », Le Monde de l'éducation, n°284, septembre 2000.

[18]   L. Mucchielli, « Le RIC ne sauvera pas notre démocratie, la participation locale si », Slate, 10 janvier 2019, [en ligne :] Le RIC ne sauvera pas notre démocratie, la participation locale si | Slate.fr

[19]     E. De Luca, Impossible, Paris : Gallimard, 2021.